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Parfois, ce sont de petites scènes du quotidien qui éclairent de grandes questions.

  • Photo du rédacteur: Florence Fenouillet
    Florence Fenouillet
  • 19 févr.
  • 1 min de lecture

Je fréquente actuellement une salle de sport.

Rien d’exceptionnel en soi.

Un lieu où des femmes viennent bouger, parfois lutter contre leur découragement, parfois simplement s’accorder un moment à elles.

C’est là que j’ai rencontré Hélène.

Elle anime des cours collectifs.

Elle ne parle jamais de motivation.

Ni d’objectifs, ni de performance, ni de dépassement de soi.

Et pourtant, les femmes reviennent. Elles restent.

J’ai observé sa manière d’accueillir, d’ajuster une consigne, de proposer une alternative sans jamais mettre en défaut.

Rien de spectaculaire. Rien de démonstratif.

Et pourtant, quelque chose se joue là.

Les corps osent un peu plus.

L’effort n’est plus une épreuve, mais une expérience possible, à la mesure de chacune.

Il n’y a pas d’injonction à faire mieux.

Il y a une autorisation à faire juste assez.

Avec le temps, j’ai compris que ce que Hélène soutient — souvent sans le nommer — ce n’est pas seulement la pratique physique.

C’est le lien à soi.

La confiance corporelle.

Le sentiment d’être capable, ici et maintenant, sans avoir à se prouver quoi que ce soit.

Ce travail est discret. Il ne se revendique pas.

Mais il agit en profondeur.

Et il éclaire une chose essentielle :

on ne tient pas dans la durée par contrainte,

mais par reconnaissance de soi.

 
 
 

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